Puces et tiques, quelles différences ? Comment les repérer chez mon animal ? Et comment lutter contre ces envahisseurs ? Votre clinique vétérinaire vous dit tout.

 

Chiens comme chats, nos compagnons à quatre pattes peuvent être infestés de parasites. (image Pixabay)

Puces et tiques, quelles différences ?

La puce est un insecte. (Image PIXNIO)

La puce, comme la tique, se nourrit du sang de son hôte. Entre 24h et 48h après l’avoir piqué, elle pond des œufs qui se retrouvent partout : directement dans les poils de l’animal, mais aussi autour de lui, dans son environnement.

 

Avec ses quatre paires de pattes, la tique est reconnaissable. Elle fait partie de la famille des arachnides. (Image Pixabay)

Tandis que la puce mesure à peine quelques millimètres, la tique, elle, peut se repérer plus facilement à l’œil nu. Selon le stade de développement (larve, nymphe ou tique adulte) et la quantité de sang ingérée, la tique peut mesurer plus d’un centimètre.

Contrairement aux puces, les tiques ne se déplacent pas sur votre chien ou votre chat. Elles s’accrochent sur lui lorsqu’il passe dans les zones où elles se trouvent, puis se fixent à son épiderme pour se gorger de sang.

Où se trouvent ces parasites ?

On entend souvent dire qu’ils se démultiplient au printemps et en été, puis disparaissent avec les mauvais jours. En réalité, nos animaux ramènent leurs puces avec eux, bien au chaud dans nos foyers. L’environnement intérieur de l’animal peut donc devenir un véritable cocon à puces. Voilà pourquoi les chiens et les chats peuvent être contaminés par ces parasites durant toute l’année !

Les tiques, en revanche, prolifèrent en extérieur : dans les champs, les hautes herbes ou les zones boisées. Les animaux comme leurs maîtres peuvent en attraper lors d’une sortie en forêt !

 

Comment repérer ces parasites chez mon animal ?

En cas d’infection parasitaire, nos animaux souffrent et peuvent être en danger. À nous d’être attentifs !

Un premier indice qui peut vous indiquer la présence de puces chez votre chien ou votre chat est son comportement. Un animal piqué par les puces aura tendance à se gratter frénétiquement, sans arrêt. Il peut également se mordiller aux endroits où les puces agissent (sur la tête, le dos, le ventre, la croupe, ou encore à la base de la queue).

Vous-même, propriétaire du chat ou du chien concerné, pouvez souffrir de démangeaisons ! En effet, si elles ont élu domicile chez vous, les puces pourront s’attaquer aussi bien à votre animal qu’aux autres mammifères cohabitant avec lui.

Si ces insectes sont très difficilement détectables à l’œil nu, car minuscules et rapides, leurs déjections les trahissent : il s’agit de petites pellicules noirâtres qui apparaissent à la base des poils de votre chat ou chien. On peut les voir en passant un peigne fin dans les poils de l’animal. En les déposant sur un mouchoir, puis en les mouillant légèrement, des crottes de puces avérées laisseront des traces rouges, signe du sang qui a été digéré.

Quant aux tiques, qui s’accrochent sur l’animal lorsque celui-ci passe à côté d’elles, on les retrouve le plus souvent fixées sur des zones du corps proches du sol et de la végétation, comme les pattes, le ventre, le cou ou le museau. On peut s’apercevoir de leur présence en inspectant soigneusement son animal.

Attention : les tiques peuvent se confondre avec des verrues ou des kystes. À la base des poils, on observe chez la tique une petite tête fixée à la peau ainsi que quatre paires de pattes sur les côtés.

 

Quelles sont les conséquences pour mon animal ?

Des lésions dermatologiques très importantes peuvent apparaître chez un chat ou un chien allergique aux puces (rougeurs, croûtes, dépilations). On parle alors de DAPP ou DHPP : Dermatite par Allergie aux Piqûres de Puces ou Dermatite par Hypersensibilité aux Piqûres de Puces.

Les puces et les tiques favorisent également la transmission de parasites et de maladies. Un vers, nommé ténia (le Dipylidium), est souvent transmis par les puces. Chez le chat, elles peuvent également transmettre une maladie assez rare, qui détruit les globules rouges : la mycoplasmose féline.

De la même manière, les tiques peuvent transmettre de très nombreuses maladies chez le chien, comme la borréliose canine, équivalent de la maladie de Lyme chez l’humain ; ou encore l’ehrlichiose et l’anaplasmose, qui font pâlir les muqueuses, causent de la fièvre, des saignements, des douleurs articulaires et une perte de l’appétit.

Si votre chien présente ces symptômes, contactez votre vétérinaire immédiatement, même si vous n’avez pas relevé de tiques sur votre chien. Ce n’est pas parce que ces parasites sont difficiles à observer sur votre animal que celui-ci n’est pas en danger !

 

Quelques conseils pour choisir un bon traitement.

De nombreux antiparasitaires existent pour traiter et prévenir les maladies et infections liées aux tiques et aux puces. Pour que le produit antiparasitaire soit efficace, il doit être parfaitement adapté à l’animal : en fonction de son espèce, de son mode de vie ou encore de son âge.

Il faut également traiter l’ensemble des animaux du foyer et l’habitation elle-même.

Renseignez-vous toujours auprès de votre vétérinaire pour trouver le traitement adéquat et sa façon de l’utiliser. En effet, certains produits, s’ils sont mal appliqués, peuvent être toxique pour votre animal et les autres habitants du foyer.

 

Votre vétérinaire sera en capacité de déterminer le traitement antiparasitaire pour votre animal. (image Pixabay)

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